{"id":3626,"date":"2021-04-30T19:20:51","date_gmt":"2021-04-30T17:20:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sngenealogie.ch\/wp\/?page_id=3626"},"modified":"2021-05-30T15:39:34","modified_gmt":"2021-05-30T13:39:34","slug":"expression-aller-a-gendre","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.sngenealogie.ch\/wp\/bulletins\/bulletin-10\/expression-aller-a-gendre\/","title":{"rendered":"Expression \u00ab\u00a0Aller (a) gendre\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"3626\" class=\"elementor elementor-3626\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-1770dead elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"1770dead\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;gradient&quot;}\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-no\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-197c12a6\" data-id=\"197c12a6\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-11448c8c elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"11448c8c\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h5 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Bulletin 10 \/ F\u00e9vrier 1998<\/h5>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-390a160e elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"390a160e\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h1 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Expression \"ALLER (A) GENDRE\"<\/h1>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-67d93aca elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"67d93aca\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-3e947665\" data-id=\"3e947665\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-322eab4 elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"322eab4\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">A propos du r\u00e9gime matrilocal et des substitutions patronymiques<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-f7aa5d8 elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"f7aa5d8\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Que signifie l'expression \"ALLER (A) GENDRE\" ?<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-eac68a4 elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"eac68a4\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h4 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">par Eric-Andr\u00e9 Klauser, historien<\/h4>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-957640a elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"957640a\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Comme toutes les sciences, la g\u00e9n\u00e9alogie pose parfois \u00e0 ses adeptes certains probl\u00e8mes de terminologie. Ainsi, est-il assez fr\u00e9quent de rencontrer dans les actes des XV<sup>e<\/sup>, XVI<sup>e <\/sup>et XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles un patronyme suivi de l&rsquo;adverbe \u00ab alias \u00bb (=autrement dit) ou de l&rsquo;adjectif \u00ab dictus \u00bb (=dit), eux-m\u00eames suivis d&rsquo;un second patronyme. Par exempte : <strong>CLERC alias VAUCHER<\/strong>, deux noms de famille parmi les plus anciens de Fleurier. A quelles particularit\u00e9s anthroponymiques a-t-on affaire dans un tel cas ? Il peut s&rsquo;agir de diff\u00e9rentes formulations de la mutation progressive d&rsquo;un patronyme : la substitution au nom originel de celui de la charge ou de la profession exerc\u00e9e par son porteur (par exemple, au XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, Jehan GIRARDIN, cam\u00e9rier et couturier du comte de Neuch\u00e2tel, Rodolphe DE HOCHBERG, est mentionn\u00e9 sous la forme <strong>GIRADIN alias CHAMBRIER<\/strong> ; d\u00e8s le d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le patronyme CHAMBRIER l&#8217;emporte sur celui de GIRARDIN) ; le remplacement du nom de lieu d&rsquo;origine par un vrai nom de famille (par exemple, \u00e0 la fin\u00a0du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00e0 Cernier, les <strong>DE LA CHENAUL alias CARREL<\/strong> deviennent tout simplement les CARREL); la supplantation par un nouveau statut d&rsquo;\u00e9tat civil d&rsquo;un patronyme ant\u00e9rieur (par exemple, au tout d\u00e9but du XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00e9galement \u00e0 Cernier, un <strong>Jaquetus dictus li vevo<\/strong> &#8211; le veuf &#8211; , fils de feu <strong>Jeannin d&rsquo;Essert<\/strong>, devient le premier <strong>VEUVE<\/strong> de la communaut\u00e9 ; voir Jean COURVOISEIR, \u00abEssai sur les habitants de Cemier du XIV<sup>e <\/sup>au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle \u00bb, dans <em>Mus\u00e9e neuch\u00e2telois<\/em>, 1969), etc.<\/p><p>Le cas <strong>CLERC alias VAUCHER<\/strong> a trait, lui, \u00e0 un usage coutumier du Pays de Neuch\u00e2tel : le r\u00e9gime matrilocal qui, selon l&rsquo;ethnologue Claude L\u00c9VI-STRAUSS, conduisait les gendres \u00e0 \u00e9tablir leur r\u00e9sidence avec femme puis, \u00e9ventuellement, enfants, au foyer de leurs beaux-parents (par opposition au syst\u00e8me patrilocal qui fixe le domicile du jeune couple chez les parents du mari). Ce type de regroupement familial se traduisait, dans le Jura franco-suisse, par la locution <strong>aller gendre<\/strong> ou <strong>aller \u00e0 gendre<\/strong> ou encore <strong>se marier gendre<\/strong>. George-Auguste MATILE, historien et juriste, dans <em>D\u00e9clarations et Points de coutume rendus par le Petit-Conseil de la ville de Neuch\u00e2tel<\/em> (1836) en donne la d\u00e9finition, qui observe que cette formule s&rsquo;appliquait \u00e0 \u00ab un mari qui va demeurer chez son beau-p\u00e8re et se nourrit, lui, sa femme et ses enfants, du bien commun, sous la condition d&rsquo;exercer son industrie pour l&rsquo;avantage de la maison \u00bb. Dans un autre ouvrage, <em>Histoire de la Seigneurie de Valangin, jusqu&rsquo;\u00e0 sa r\u00e9union \u00e0 la Directe en 1592<\/em> (1852), le m\u00eame auteur conf\u00e8re \u00e0 cette expression un sens un peu diff\u00e9rent : \u00ab Lorsqu&rsquo;un bourgeois \u00e9tabli au dehors n&rsquo;avait que des filles, et que celles-ci \u00e9pousaient des hommes de franche condition et venaient fixer leur domicile dans la maison paternelle, leurs maris acqu\u00e9raient les m\u00eames droits que poss\u00e9dait le beau-p\u00e8re. C&rsquo;\u00e9tait ce que l&rsquo;on appelait \u00aballer \u00e0 gendre\u00bb. A remarquer aussi qu&rsquo;aux avantages mat\u00e9riels d&rsquo;une telle disposition s&rsquo;ajoutait souvent, pour le beau-fils, le droit de porter le patronyme de la famille de sa femme. Jacques-Fran\u00e7ois BOYVE, avocat, dans son <em>Dictionnaire de d\u00e9finitions et de remarques pour l&rsquo;intelligence des loix de la Principaut\u00e9 de Neuch\u00e2tel <\/em>(1773), avait d\u00e9j\u00e0 not\u00e9 que \u00ab celuy qui \u00e9pousoit une fille unique que etoit Bourgeoise d&rsquo;un lieu, et qui <strong>alloit \u00e0 Gendre<\/strong> dans la maison de son beau p\u00e8re, acquerroit par l\u00e0 la condition bourgeoise de sa femme \u00bb.<\/p><p>Evoquant l&rsquo;intervention active de quelques femmes\u00a0dans les Reconnaissances de 1594 \u00e9tablies par le commissaire Lucas DUMAINE, Jean COURVOISIER, ancien archiviste de l&rsquo;Etat, dans un \u00ab Essai sur les noms des habitants de\u00a0Fleurier du XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle au XVII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle \u00bb (<em>Mus\u00e9e neuch\u00e2telois<\/em>, 1968), conclut : \u00ab Contrairement \u00e0 plusieurs cas ci-dessus, c&rsquo;est Abraham BOREL, de M\u00f4tiers, qui reconna\u00eet les biens de sa femme, Guillama VAUCHER. Ceci nous ram\u00e8ne au probl\u00e8me des gendres qui finissent parfois par prendre le nom du beau-p\u00e8re. <strong>Bernard Je(h)an CLERC alias VAUCHER<\/strong>, le p\u00e8re de Guillama, \u00e9tait dans la m\u00eame situation que Guillaume VAUCHER et ses fr\u00e8res, petit-fils de Je(h)an CLERC, de M\u00f4tiers, dont un passage du texte dit, de mani\u00e8re fort claire : <em>estant venu gendre en la maison de feu Jaques Vaulchier<\/em>. Ainsi peut-on saisir la substitution du nom plus nettement que dans un cas semblable de la m\u00eame souche, concernant Claude, fils de Pierre <strong>CLERC alias VAUCHER<\/strong>, lui-m\u00eame fils de Pierre, gendre en la maison de feu Jacques VAUCHER. En revanche, il existe trois <strong>VAUCHER dit CLERC<\/strong>, dont il est pr\u00e9cis\u00e9 un cas : <strong>VAUCHER dit et nomm\u00e9 CLERC<\/strong>. \u00bb<\/p><p>Gr\u00e2ce aux travaux g\u00e9n\u00e9alogiques de Pierre-Arnold BOREL et de Pierre-Andr\u00e9 CLERC, l&rsquo;exemple cit\u00e9 par Jean COURVOISIER peut \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par les donn\u00e9es suivantes. Vivant \u00e0 M\u00f4tiers dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et mort avant 1553, Pierre CLERC eut deux fils : Je(h)an et Pierre. Tous deux devinrent gendres en la maison de Jaques VAULCHIER (VAUCHER), de Fleurier, Je(h)an \u00e9pousant Perrenette VAUCHER et Pierre Clauda VAUCHER, s\u0153ur de Perrenette. A la mort de leur beau-p\u00e8re, ils reprirent son nom et ses biens.\u00a0<\/p><p>Je(h)an CLERC et ses descendants, pr\u00e9cise Pierre-Andr\u00e9 CLERC, jusque vers 1630, furent appel\u00e9s le plus souvent <strong>CLERC dit VAU(L)CHIER<\/strong> tandis que Pierre CLERC (mort avant No\u00ebl 1553) et les siens, <strong>VAU(L)CHIER dit CLERC<\/strong>, puis VAUCHIER et enfin VAUCHER.<\/p><p>Jehan CLERC, mort entre 1558 et 1568, eut de son mariage avec Perrenette VAUCHER sept enfants putatifs<sup>1<\/sup> , dont Bernard Je(h)an <strong>CLERC alias VAUCHER<\/strong> (mort avant 1594) qui, lui, alli\u00e9 N&#8230; JEQUIER, eut quatre enfants, dont Guillama, future \u00e9pouse d&rsquo;Abraham BOREL, de M\u00f4tiers. Quant \u00e0 \u00ab Guillaume et ses fr\u00e8res, petit-fils de Je(h)an CLERC \u00bb, soit Guillaume dit Guenaud, Jaques, Je(h)an et David, ce sont quatre des dix enfants pr\u00e9sum\u00e9s de Pierre CLERC (mar\u00e9chal, mort avant le 17.08.1611), lui-m\u00eame fils de Je(h)an <strong>CLERC alias VAUCHER<\/strong> et fr\u00e8re de Bernard Je(h)an pr\u00e9cit\u00e9.<\/p><p>Dans <em>Comment r\u00e9aliser sa g\u00e9n\u00e9alogie, Histoire de la famille. Origine des patronymes<\/em> (1991), l&rsquo;historien Pierre-Yves Favez, auteur du chapitre \u00abLa famille, aper\u00e7u historique du Moyen Age \u00e0 nos jours \u00bb constate : Pour nous aujourd&rsquo;hui, ce qui identifie une famille et constitue sa marque distinctive, c&rsquo;est son nom, son patronyme. Il convient de se souvenir qu&rsquo;au haut Moyen Age chaque individu ne portait qu&rsquo;un nom. C&rsquo;est \u00e0 la fin du X<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (&#8230;) qu&rsquo;apparaissent les premiers surnoms &#8211; nom du p\u00e8re ou celui d&rsquo;un lieu. Leur usage va s&rsquo;\u00e9tendre et se diversifier graduellement pour tendre \u00e0 devenir h\u00e9r\u00e9ditaire d\u00e8s le XIII<sup>e<\/sup>si\u00e8cle, l&#8217;emploi d&rsquo;un seul nom disparaissant au XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. L&rsquo;\u00e9volution est pratiquement achev\u00e9e au XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il faut cependant reconna\u00eetre que les patronymes sont encore instables dans bien des cas et que les doublets, nombreux au XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, soulign\u00e9s par un alias ou un autrement dit, demeurent assez fr\u00e9quents. L&rsquo;h\u00e9sitation entre deux possibilit\u00e9s durera jusqu&rsquo;au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle o\u00f9 l&rsquo;une finira par s&rsquo;imposer. Pourquoi de tels doublets ? il existe de multiples motifs, li\u00e9s notamment \u00e0 la profession, \u00e0 l&rsquo;origine, la r\u00e9sidence&#8230; sans oublier un aspect pratique : lorsqu&rsquo;un gendre vient s&rsquo;\u00e9tablir chez son beau-p\u00e8re, le nom de ce dernier, plus connu que ceux de l&rsquo;endroit, tiendra naturellement \u00e0 se substituer au sien<sup>2<\/sup>. II peut aussi signifier son affiliation. Car si la famille est d&rsquo;abord nucl\u00e9aire, il arrive aussi qu&rsquo;elle s&rsquo;\u00e9largisse et que les enfants mari\u00e9s s&rsquo;installent dans la maison du p\u00e8re (r\u00e9gime patrilocal). Au d\u00e9c\u00e8s de ce dernier, les indivisions sont relativement fr\u00e9quentes et durent un certain temps \u00bb.<\/p><p>En guise de conclusion, on reprendra encore les recommandations de Pierre CHESSEX dans <em>Origine des noms de personnes<\/em> (1946) : \u00ab Dans les actes en latin du Moyen Age, on rencontre fr\u00e9quemment certaines formules qui n&rsquo;ont pas toujours \u00e9t\u00e9 bien comprises, telles que <em>dictus<\/em>, \u00ab dit, appel\u00e9 \u00bb, <em>qui dicitur<\/em>, \u00abqui est dit, surnomm\u00e9\u00bb, <em>appellatus<\/em>, \u00abappel\u00e9, nomm\u00e9\u00bb, <em>cognomine<\/em>, <em>cognomento<\/em>, \u00absurnomm\u00e9\u00bb, <em>alias<\/em>, \u00abautrement dit\u00bb, destin\u00e9es \u00e0 mettre en vedette le surnom le plus usit\u00e9, le plus notoire, ou \u00e0 rappeler un nom tomb\u00e9 en d\u00e9su\u00e9tude depuis que l&rsquo;a emport\u00e9 le surnom. <em>Alias <\/em>a surtout pr\u00eat\u00e9 \u00e0 confusion chez certains auteurs. C&rsquo;est un adverbe latin, qui prend ici le sens d&rsquo;<em>aliter<\/em>, \u00ab autrement \u00bb, ou mieux, \u00ab autrement dit \u00bb ; il ne faut donc pas le traduire par \u00ab autrefois \u00bb ou par \u00ab alli\u00e9 \u00bb ! La signification de <em>dictus <\/em>et d&rsquo;<em>alias<\/em> est bien distincte. <em>Alias <\/em>implique une certaine indiff\u00e9rence dans le choix des termes, <em>dictus<\/em>marque la pr\u00e9f\u00e9rence \u00bb.<\/p><p><sup>1<\/sup> Fin XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, du latin eccl\u00e9siastique <em>putavius<\/em>, de <em>putare <\/em>\u00ab estimer, supposer \u00bb, celui qui est suppos\u00e9 \u00eatre l&rsquo;enfant, le p\u00e8re de tel ou tel.<\/p><p><sup>2<\/sup> A tite d&rsquo;exemple, on peut signaler, au XV<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, le cas de Othenin PERRENOUD, de La Sagne, qui \u00e9pouse Perrenette SAGNE, elle aussi de La Sagne, et qui s&rsquo;installe chez son beau-p\u00e8re, Jehan SAGNE TOCHENET, dont il reprendra le domaine. Guillaume, le fils d&rsquo;Othenin, puis ses descendants, porteront d\u00e9sormais le patronyme SAGNE (voir Pierre-Arnold et Jacqueline Borel : <em>Livre de raison &amp; Chronique de famille, Quartiers Perrenoud<\/em>, p. 43 D 211 et 212).<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-545a5d95 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"545a5d95\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-33 elementor-top-column elementor-element elementor-element-7ec1762b\" data-id=\"7ec1762b\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div 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